
Cuisine Congolaise
La République Démocratique du Congo est vaste et pluriculturelle. Sa cuisine est également très variée selon qu'elle provient des bords des cours d'eau, des savanes, des régions forestières ou celles des montagnes. Ici ou là, l'aliment typique sera le poisson, le gibier, les insectes (chenilles, sauterelles), la chèvre, la poule ou le bovidé. Celui-ci s'accommodera de banane plantain, de riz, de pâte de manioc ou de maïs, de patate douce, d'igname ou de pomme de terre.
La cuisine congolaise est conviviale. Elle se prépare et s'apprécie dehors, sous l'ombrage d'un massif de bougainvillées, sous le feuillage d'une pergola de passiflores ou d'un badamier. C'est une cuisine du soleil, et celui ci se retrouve dans toutes nos épices.
Mais elle est avant tout une cuisine familiale. C'est pourquoi la main de la femme, centre et gardienne du foyer, n'en est jamais absente. Les grands maîtres de la cuisine ne se dissocient pas des grandes maîtresses de maison. L'un va très rarement sans l'autre.
Longtemps ignorée ou mieux, négligée malgré sa richesse et sa variété, la cuisine congolaise commençe à conquérir ses lettres de noblesse.
Les recettes proposées sont de préparation aisée. Elles ont été conçues et sélectionnées pour leur facilité d'adaptation, et ainsi atteindre un public divers, venu de tous les horizons; Il sera donc possible à toute personne, vivant en Europe, en Amérique ou même en Asie, de trouver dans les épiceries de produits tropicaux, la plupart des ingrédients proposés dans cette rubrique de Congonline.
Par ailleurs, à l'intérieur des frontières culturelles congolaises, beaucoup de recettes, au départ, propres à tel ou tel terroir ont perdu de leur identité d'origine à cause de l'engouement qu'elles ont provoqué. elles font partie, aujourd'hui du patrimoine national du fait de leur totale intégration dans les habitudes culinaires du pays. On s'apercevra de l'intrusion d'ingrédients d'origine européenne, indo-pakistanaise et asiatique. Il va sans dire que la coexistence des peuples et leurs rapports réciproques ont laissé des traces et des emprunts qui se retrouvent dans les habitudes culinaires. On aurait tort de s'en étonner. Dans la rencontre entre les cultures, dont la cuisine est un des aspects, l'apport des uns enrichit les autres davantage et vice versa.D'une manière générale, dans la cuisine africaine traditionnelle le dosage des ingrédients s'effectue non sur des instruments de poids ou de volume, mais selon l'appréciation de celui ou celle qui la confectionne. Le plat pourra donc être plus gras, plus épicé, plus épaissi en légumes ou plus carné. Il y a de ces plats où l'usage des épices fortes, tel que le pili pili, est facultatif, tandis que pour d'autres, les grillades et les maboke principalement, celui ci s'avère indispensable, même à dose infime, au risque de perdre toute la particularité de leur saveur. |
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